La Semaine Sainte 2026 de Séville se profile à l’horizon et face à la question de savoir comment se déroulera l’un des grands événements de la ville et de toute l’Andalousie, les certitudes respirent l’optimisme. Avril à Séville est synonyme de rues, de confréries, de centaines d’activités, de terrasses et de délices gastronomiques de saison incontournables.
Les chars envahiront à nouveau les rues, on assistera aux baisemains traditionnels, aux processions et aux coutumes des confréries, comme le veut la tradition.
Ce guide t’aidera à organiser tes idées et ton agenda pour profiter au maximum du printemps naissant et de la Semaine Sainte de Séville.
Processions : horaires et itinéraires

Au total, 60 confréries prendront la route du 29 mars au 5 avril pour embellir les rues de Séville. À ce sujet, le Conseil des confréries de Séville a approuvé fin janvier le programme définitif pour cette Semaine Sainte 2026.
Pour profiter au maximum des processions qui suscitent le plus d’intérêt chez les habitants et les visiteurs, il est essentiel de vérifier les itinéraires et les horaires auxquels elles traversent chaque recoin de la ville.
Parmi les changements les plus significatifs qui s’appliqueront à ces deux jours, on peut citer l’avancement de 30 minutes des processions en bloc le dimanche des Rameaux, ou le parcours de retour depuis le Cerro qui, ce mardi saint, passera par Francos, Puerta de la Carne, le pont de San Bernardo et Campamento, des zones de circulation habituelles.
De son côté, le Cristo de Burgos défilera le mercredi saint par San Juan de la Palma et San Martín ; la journée du jeudi saint sera prolongée de 15 minutes à l’unanimité et la madrugá commencera 15 minutes plus tôt que d’habitude (l’entrée à la Campana de la Cruz de guía aura lieu à 1 h).
Aucune grande nouveauté n’est attendue pour les autres jours. Dans tous les cas, il est recommandé de vérifier les itinéraires et les horaires pour profiter au maximum de ces 7 jours de Passion, de Mort et de Résurrection sous le prisme de Séville.
Curiosités de la Semaine Sainte

Pour satisfaire la curiosité de nos lecteurs, on a aussi inclus cette rubrique dans notre guide. Une série d’articles autour des journées des confréries.
Expositions de la Semaine Sainte

Tout au long de cette saison, plusieurs lieux d’exposition proposent des expositions autour de la Semaine Sainte.
- « Maestro de orfebres » à la Fondation Cajasol. Une anthologie sur Cayetano González, l’homme qui a révolutionné l’esthétique de la Semaine Sainte sévillane. Elle sera disponible jusqu’au 8 mars.
- Exposition des nouveautés et des restaurations 2026 au Círculo Mercantil jusqu’au 8 mars. Tu pourras y voir de près les pièces (broderies, orfèvrerie, imagerie) que les confréries dévoileront ou ont restaurées pour cette année.
- Exposition d’art sacré andalou à l’hôtel Hesperia, du 4 au 8 mars, qui rassemble des pièces d’une grande valeur artistique. Du « Pelé » de la Confrérie des Gitans à La Piedad de l’orfèvrerie Hermanos Delgado.
- Exposition de photos sur les confréries avec des œuvres de Jaime Rodríguez à Caixabank. Elle sera visible jusqu’au mercredi saint.

La ville de Séville recèle des endroits spectaculaires où prendre un verre, organiser un dîner ou commencer la soirée avec les meilleures vues. Les terrasses à la sévillane sont une nécessité anthropologique et aujourd’hui, on te fait découvrir les meilleures terrasses de Séville pour que tu ne rompes pas avec la tradition cette Semaine Sainte.

Séville regorge d’incohérences, de singularités et d’une façon particulière de voir le monde et de vivre sa ville que plus personne ne remet en question : l’étranger doit se joindre à la fête ou se contenter de l’observer.
Définir l’esprit sévillan en quelques mots reviendrait à en limiter la complexité. Un bon point de départ serait toutefois de confirmer que cette Séville dépasse la fiction, la dévotion et les attentes, sans parler d’histoires comme celle-ci : celle qui a mené au succès retentissant des Holy Cards, les premières cartes à collectionner de la Semaine Sainte.
La ville de Séville accueille à nouveau l’une de ces idées révolutionnaires si simples qu’il semblerait absurde de ne pas les avoir mises en œuvre auparavant. Car, au fond, elle a tous les atouts pour réussir.
Juan Carlos Ramos Picchi est le cerveau derrière ce coup de génie, l’album de vignettes de la Semaine Sainte qui a fait sensation dans la ville.

La richesse gastronomique andalouse reflète les influences de son histoire et propose de délicieuses recettes pour nous offrir des gourmandises comme les torrijas, emblématiques également à Séville. Cette douceur de Carême est un délice qui incite des milliers d’habitants et de touristes à faire une entorse à leur régime. Il suffit d’en croquer une bouchée pour perdre la tête.
À Séville, on trouve des torrijas dans des centaines de styles et de saveurs, pour tous les budgets et dans n’importe quel cadre. Afin de te proposer un guide des meilleures, on a élaboré cet itinéraire pour que tu puisses déguster cette douceur où que tu sois.
Une expérience relaxante (avec vue)

Les foules, le parcours officiel et certaines des grandes artères de la ville, bondées de fidèles et de cortèges, rendent certaines zones et certains projets à Séville totalement impraticables pendant cette Semaine Sainte 2026.
Face à un scénario chaotique, on apprécie que des expériences comme AIRE Ancient Baths nous permettent de nous ressourcer et de nous adonner au bien-être. C’est dans un palais mudéjar du XVIe siècle, en plein cœur du quartier de Santa Cruz, que se trouve ce temple.
Un spa regorgeant de cours d’eau, une piscine à débordement avec vue sur la cathédrale et la possibilité de s’offrir un massage et, en somme, la déconnexion dont on a besoin pendant les vacances de Carême.

Séville vit une transformation à 180 degrés pendant la Semaine Sainte et nombreux sont ceux qui pensent que c’est un sacrilège de quitter la ville à cette période.
Sans rien enlever aux raisons de certains, on peut dire qu’ il est aussi difficile de résister à une petite escapade pour déconnecter, prendre la route et se perdre dans les plus beaux coins d’Andalousie.
On te propose dix destinations, des sorties nature garanties pour que tu puisses sortir de la ville, ne serait-ce que pour quelques jours.

Séville est passée maître dans l’art de nous surprendre, et la Sierra Norte n’est pas en reste. Le mois de mars apporte avec lui des images printanières indéniables qui donnent envie de faire des excursions, des escapades et, bien sûr, de parcourir les sentiers. Séville regorge de charmantes communes au cœur de la Sierra, avec des itinéraires de randonnée incroyables, parfaits pour cette Semaine Sainte.
Des sites archéologiques et des châteaux nichés dans des paysages sauvages, ainsi que des sentiers qui se frayent un chemin à travers la végétation, font de la Sierra Norte de Séville un trésor de la nature à découvrir 365 jours par an.
On te dévoile quelques-uns des plus beaux sentiers de la province et où manger dans chacune de ses communes les plus emblématiques.

Pour profiter pleinement d’expériences authentiques, pas besoin de te creuser la tête, de prendre un train ou un avion et de te retrouver à Cancún. La ville est à portée de main et tu peux la découvrir, la parcourir et la savourer.
Tu peux aussi te réfugier sous les draps après t’être offert un copieux petit-déjeuner, te faire plaisir dans un jacuzzi privé ou te délecter de vues privées à couper le souffle. Ou les deux.
Quelle que soit celle que tu choisiras, ça vaut vraiment le coup de découvrir, de revisiter ou de te laisser emporter par ces paradis terrestres pendant cette Semaine Sainte 2026 à Séville.

L’Andalousie recèle des plages dorées (et des criques cachées), des villages blanchis à la chaux, une chaîne de montagnes qui offre des attraits tout au long de l’année ; mais aussi des vestiges de pierre qui semblent suspendus dans le temps.
Des imposantes créneaux qui surveillent le détroit aux palais fortifiés qui renferment les secrets d’une autre époque, l’Andalousie te réserve tout un déploiement de châteaux époustouflants qui raviront les amateurs d’histoire pendant cette Semaine Sainte.

Il n’y a rien d’écrit sur les tendances, pas plus qu’il n’existe de registres indiquant quelles sont les limites des torrijas, si tant est qu’il y en ait. Il semble y avoir une corrélation entre les deux, les torrijas étant en vogue et une multitude de recettes et de variantes étant à l’ordre du jour.
Celle de « poléa » de La Esencia, les classiques et avant-gardistes de Manu Jara ou, en dernier recours, celles de Domi Vélez. Dans ce cas, il adapte son « domicao », la version particulière du Bollycao de Lebrija, en torrija.