Prendre une photo à l’entrée de la Feria d’avril de Séville semble être un geste incontournable chaque année à l’arrivée à la Feria, et ses portails, emblèmes de l’événement, accueillent ces fêtes depuis la seconde moitié du XIXe siècle.
Ces structures éphémères, dont les designs sont généralement choisis à l’automne, sont autant de souvenirs de la ville et de son histoire, et certaines d’entre elles ont fait l’objet de polémiques et de débats.
On sait bien que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, c’est pourquoi on a rassemblé les 15 dernières façades qui ont embelli la Feria de Séville.
2010

La façade de 2010 s’articulait autour de trois concepts. D’une part, le centenaire du premier vol de l’aviation militaire depuis Tablada. La ville de Séville comme élément principal, en utilisant le NO&DO. Enfin, la Feria, représentée par des escargots et des pois.
2011

La « Vuelta a Sevilla en un mundo » reprenait sur sa façade des éléments faisant référence au premier tour du monde, dont on fêtait le cinquième centenaire en 2019. Des allusions à la mer, à la rose des vents ou au navire Victoria.
2012

Une autre façade de la Feria d’avril de Séville qui ne laisse aucun doute, c’est celle de 2012. Elle reproduisait avec brio l’église du Salvador qui, d’ailleurs, fêtait ses 300 ans d’histoire.
2013

Celle de 2013 évoquait la Plaza de España, tout comme celles de 1969, 1971 et 1983.
2014

Le design de la façade de la foire de 2014 s’inspirait des kiosques à eau qui, à la fin du XIXe siècle, se sont répandus dans toute la ville.
2015

Les tours qui flanquaient cette porte d’entrée représentent celles du bâtiment de Telefónica sur la Plaza Nueva et le portique, dans l’ensemble, rappelle le Musée des Beaux-Arts.
2016

Séville, « hommage à la danse » : c’est le thème autour duquel s’articulait cette façade de la Feria, inspirée du Pavillon de l’Argentine de l’Expo de 1929, aujourd’hui Conservatoire de danse.
La façade de 2016 comportait également des références à l’anniversaire de la paroisse de Santa Ana et au quatrième centenaire de la mort de Cervantes.
2017

Celle de 2017, « Séville, culture universelle », sans aucun doute une commémoration de l’Expo 92, coïncidait en plus avec le 25e anniversaire de celle-ci. Plus précisément, elle évoque les fours de l’ancienne usine Pickman, à la Cartuja.
Des éléments floraux et la signature de l’auteur en plus petit font référence au 400e anniversaire de la naissance de Murillo.
2018

Dans ce cas précis, l’entrée de la foire imitait l’ancienne caseta du Círculo Mercantil e Industrial de 1905, en hommage au cinquantième anniversaire de l’entité. De plus, il inclut des références au kiosque situé sur la Plaza Nueva en 1862 et au bâtiment de Manuel Noguera sur la Plaza de la Campana, œuvre d’Aníbal de González.
2019

Séville, scène d’art, de culture et d’histoire: c’est sous ce slogan qu’a été intégrée cette façade qui rappelle l’architecture propre à l’Exposition ibéro-américaine de 1929 et ses architectes phares, Aníbal González ou Vicente Traver.
Ces deux personnalités ont été respectivement directeur de l’exposition et auteur du Pavillon de Séville, du Casino de l’Exposition ou du Théâtre Lope de Vega, dont s’inspire particulièrement cette façade.
2022

L’une des portadas les plus singulières de la Feria de Séville était celle de l’année 2022. En effet, compte tenu des années de pandémie et des débats successifs autour de la tenue de l’événement en 2021, cette portada a fini par être montée deux fois.
Après avoir été annulée pendant deux années consécutives, elle a enfin pu arborer en 2022 ce motif qui recrée l’emblématique Hôtel Alfonso XIII, de style régionaliste.
2023

La façade de l’année 2023 s’est inspirée de la Plaza de España et du Théâtre Coliseo, deux références du régionalisme sévillan.
2024

D’aspect similaire à la façade de 2023, en 2024, le grand portique qui donne accès au Real s’est inspiré du Pavillon mudéjar qui abrite le Musée des arts et coutumes populaires.
2025

En ce qui concerne la dernière des façades de la Feria de Séville, celle de 2025 reproduira le Pavillon du Chili, qui abrite actuellement l’École d’art de Séville. Une fusion de styles précolombiens et d’art déco avant-gardiste embellira cette construction qui accueille la feria.

L’Italien Davide Gambini remporte à nouveau le concours — son projet avait déjà accueilli la Feria en 2024 — avec un design qui évoque le pavillon du Portugal de l’Expo de 1929, agrémenté de fragments de la tonnelle de Charles Quint du Real Alcázar.
Un design qui, selon les mots de l’auteur, reflète « lavocation internationale et moderne de Séville, incarnée par l’Exposition de 1929, ainsi que lamémoire historique et poétique d’un mariage royalqui a fait de cette ville une figure de proue de l’Europe ».