Le mois de septembre à Séville ne serait pas complet sans la multitude d’événements qui annoncent un automne riche en activités, et la XXIVe Biennale du flamenco promet de les lancer en grande pompe. Le lien étroit qui unit la ville à ce genre artistique a fait que, depuis 1980, ce festival ambitieux a lieu tous les deux ans.
Du 9 septembre au 3 octobre 2026, la ville deviendra le cœur battant de l’art jondo avec une édition historique qui fêtera le centenaire de la « Génération des années 20 » et de l’Opéra flamenco.
Plus précisément, il proposera 72 représentations et 22 premières absolues sur 11 scènes emblématiques, avec notamment la réouverture tant attendue du Théâtre Lope de Vega et le retour de l’Hôtel Triana.
Cette Biennale historique, qui se tient après l’été, va au-delà de la tradition du flamenco et mise sur des projets et des talents émergents qui viendront enrichir le début de l’automne dans la ville. Les billets s’arrachent déjà et certaines salles, comme celle de San Luis de los Franceses, ont une capacité très limitée.
Les temps forts de la programmation
La XXIVe Biennale du flamenco débutera le 9 septembre par le discours d’ouverture, dont on ne connaît pas encore l’orateur. Le 10 septembre aura lieu la grande première, qui coïncidera d’ailleurs avec l’ouverture de la saison à la Maestranza. Le gala sera un véritable déploiement de talent avec José Mercé, Martirio, José de la Tomasa, La Tremendita, Arcángel, entre autres, aux côtés du Ballet Flamenco d’Andalousie.
L’un des retours les plus attendus, c’est celui de Sara Baras, qui revient à Séville après 14 ans d’absence avec un spectacle qui s’annonce légendaire. Les 11, 12 et 13 septembre, l’artiste originaire de Cadix présentera son hommage à l’Andalousie intitulé « Infinita ».
Tout au long de la biennale, des cycles seront consacrés à des personnalités comme Pepe Marchena et à la mise en valeur des femmes gitanes dans l’art.
Enfin, des rendez-vous exclusifs sont prévus avec des artistes de renom comme Aurora Vargas, Juana Amaya, Mayte Martín et Esperanza Fernández.
Spectacles par lieux
Théâtre de la Maestranza

- 11, 12 et 13 septembre : Sara Baras – Infinita
- 19 septembre : Cañizares & ROSS – Cañizares symphonique
- 20 septembre : José Mercé – Toquen a rebato
- 22 septembre : Manuel Liñán – Baila@r
- 24 septembre : Esperanza Fernández, Duquende, J. Valencia, P. Torres et N. Reyes – A Canela y Clavo
- 26 septembre : Israel Galván – Bolero en noir et blanc
- 28 septembre : Farruquito – Serás Farruquito
- 1er octobre : Marina Heredia & ROSS – ¡En libertad!
- 3 octobre : Carmen Linares, M. Heredia, M. Terremoto et R. Carrasco – Perlas a Millares (clôture)
Ouverture du théâtre Lope de Vega
- Le 12 septembre, Dorantes inaugurera le lieu rénové avec la première mondiale de *Fractal Arcano*.
- 17 sept. : Arcángel – La copla del cante
- 18 sept. : Antonio Reyes – Six cordes, six
- 21 sept. : Rafael Riqueni & Tim Ries – Tunisie
- 25 sept. : Aurora Vargas et Juana Amaya – Hazme con los ojos señas
- 27 sept. : Divers artistes (R. de Utrera, M. de la Torre, etc.) – « Fue tu querer »
- 29 sept. : David Coria – Babel. Torre Viva
- 30 sept. : Mayte Martín – Archéologie du pur
- 2 oct. : Alfonso Losa – (Nouvelle création)
Théâtre Central
- 11 septembre : Rosario La Tremendita – Menos es más
- 13 sept. : José Maya – Lejano
- 15 sept. : Isabel Bayón – Épilogue d’un chant…
- 21 sept. : Olga Pericet – Regard sur une danse sonore
- 23 sept. : J. Tomás de la Molía et Águeda Saavedra – Te atrevo
- 25 sept. : Andrés Marín – Desierto
- 27 sept. : Estévez & Paños y Cía – Doncellas
- 29 sept. : Sara Jiménez et sa troupe – La Compagnie
- 2 oct. : Sandra Carrasco et David del Arahal – Poème de liberté

Théâtre Alameda
- 12 sept. : Ángeles Toledano – La même sang du corps
- 14 sept. : Macarena López – « Sobre todas las cosas »
- 16 sept. : José del Tomate – Sonanta 3.0
- 20 sept. : Gala du Cercle andalou des jeunes flamencos
- 22 sept. : Joselito Acedo – Patio
- 24 sept. : Ezequiel Benítez – Nadie me ve
- 26 sept. : Pastora Galván – Tribusssh !
- 28 sept. : Manuel Cuevas et Miguel de Triana – Par Vallejo
- 1er oct. : Los Parrilla avec Diego Carrasco et Carrete de Málaga – Herencia
- 3 oct. : Capullo de Jerez et José de los Camarones – Les flamencos ne vont pas chez le coiffeur
Espace Turina
- 11 sept. : Antonio Rey – Histoires d’un flamenco
- 12 sept. : Canito et Raúl Rodríguez – La cuerda al aire
- 13 sept. : José Fermín Fernández – Guitare nue
- 18 sept. : Juan Requena – Requeneando
- 19 sept. : María Marín – Las tres Marías
- 20 sept. : Manuel de la Luz et Manuel Imán – Des mains qui parlent
- 25 sept. : Diego del Morao – Más Morao
- 26 sept. : Juan Medina – Fugaz
- 27 sept. : Dani de Morón – Cuadro
Real Alcázar
Un autre lieu patrimonial de Séville est le Real Alcázar, qui, pour l’occasion, mettra son Patio de la Montería sur son trente-et-un pour t’offrir des soirées magiques :
- 14 sept. : Israel Fernández – De oro y marfil
- 15 sept. : Rancapino Chico – Pizarra
- 16 sept. : Luis El Zambo, Dolores Agujetas et d’autres – Xerezanías
Hôtel Triana
- 17 sept. : Remedios Amaya, Montse Cortés et d’autres – Femmes gitanes
- 18 sept. : Divers artistes – Uvitas negras (75e anniversaire de la Peña Pozo de las Penas)
- 19 sept. : El Boquerón, Carmen de la Jara et d’autres – L’Andalousie à travers le temps
Église Saint-Louis-des-Français
Une fois de plus, la spectaculaire église de San Luis de los Franceses accueillera des rencontres flamencas en petit comité, avec 6 matinées qui coïncideront avec le Festival de musique ancienne de Séville.
- 12 et 13 septembre : Pedro el Granaíno et Daniel Oyarzábal – Pan de oro
- 19 et 20 septembre : Alejandro Hurtado et Enrique Solinís – Devenir de la guitare
- 26 et 27 septembre : Encarna Anillo et Miguel Rincón – Camino de Flores
Real Fábrica de Artillería
- 13 et 14 septembre : Ana Morales – Rapsodia. Fantaisie souterraine
- 22 sept. : Pablo Martín Caminero – Trilogie. Au son de la guitare
- 23 sept. : Pablo Martín Caminero et María Moreno – Trilogie. Au rythme de la danse
- 24 sept. : Pablo Martín Caminero et David Carpio – Trilogie. Au chant
CaixaForum Séville
- 11, 12 et 13 septembre : Tirititrán – (Spectacle pour enfants et toute la famille)
Les 3 rendez-vous incontournables de cette Biennale du flamenco
- Le retour de Sara Baras. Ça fait 14 ans qu’elle n’a pas mis les pieds à la Biennale de Séville, c’est long. Son hommage « Infinita » à la Maestranza va être un événement historique et il reste encore quelques billets à 46 €.
- La renaissance du Lope de Vega. Après sa rénovation tant attendue, voir Dorantes inaugurer la scène du théâtre avec « Fractal Arcano » le 12 septembre, ça va être de la pure magie architecturale et musicale.
- Des soirées pleines de « duende » à l’Alcázar : profiter d’Israel Fernández avec le Patio de la Montería illuminé en toile de fond, c’est carrément une expérience mystique qu’il faut vivre au moins une fois dans sa vie.
Pourquoi cette édition est-elle différente ?
Sous la direction de Luis Ybarra, la Biennale cherche à faire le lien entre le passé glorieux des années 20 et l’avenir de ce genre. Des lieux historiques sont remis en valeur et la Real Fábrica de Artillería est mise en avant comme scène d’avant-garde, ce qui fait de Séville non seulement le siège de l’événement, mais aussi une partie intégrante du spectacle.