Séville, c’est, entre autres, le flamenco. Et le « pringás ». Et Triana. Mais c’est aussi le ballet, beaucoup de ballet. Et si ce n’est pas le cas, il suffit de demander au Conservatorio Profesional de Danza Antonio Ruiz Soler, à la sévillane María Fernández qui a été soliste au Ballet Nacional de España, ou à des académies pionnières comme Pas de Deux. Des exemples qui bougent avec des pirouettes auxquels s’ajoute un spectacle de danse et de lumière original qui a apporté la magie des contes de fées et l’élégance de la danse classique à l’auditorium de la Cartuja de Séville : le « Ballet des lumières ».
Qu’est-ce que le Ballet des lumières ?
Un voyage lumineux sur pointes au Pays imaginaire. Ou au Royaume des Aurore. Ou vers ce pays lointain dont parlait Cendrillon. Le « Ballet des lumières » est un spectacle de danse magique où des chorégraphies originales donnent vie à ces contes de fantaisie, de bravoure et d’amour retrouvé par les mains (et surtout les pieds) de danseurs professionnels. Mais cela va plus loin, car leurs costumes sont recouverts de lumières, soulignant l’émotion de chaque scène et faisant briller chaque pas en soi. Les versions réduites du ballet original les rendent accessibles aux plus jeunes, tout en faisant vibrer les adultes.
Ballet de lumières à Séville : quelle histoire pouvez-vous voir en ce moment ?
Tous les spectacles durent environ 60 minutes et sont conçus pour les 5 ans et plus. De nouvelles histoires seront bientôt présentées (et celles qui sont devenues incontournables seront également de retour), mais pour l’instant, voici les histoires que l’on peut voir à Séville en ce moment :
Cendrillon
Avec le clair de lune de Debussy, le final de l’ouverture de Guillaume Tell ou la danse macabre de Saint-Saëns comme bande sonore, qui ne tomberait pas amoureux au point d’essayer une chaussure pour toutes les filles du royaume jusqu’à ce qu’elles trouvent Cendrillon ? Le conte de fées né de Charles Perrault en 1697 et repris par les frères Grimm en 1812 trouve ici sa version la plus lumineusement magique.
La Belle au bois dormant
C’est au XIVe siècle que l’on a entendu parler de cette princesse au sommeil profond. Puis Charles Perrault l’a racontée, tout comme les frères Grimm en 1812, Robinson Planché et Richard Doyle en 1865, et aujourd’hui La Belle au bois dormant est le conte de fées classique par excellence. Un récit inoubliable, parfait pour être dansé parmi d’innombrables points lumineux au rythme inimitable de Tchaïkovski.
Au cours des prochains mois, l’Auditorium de la Cartuja donnera vie (et lumière, et pirouettes, et magie) à ces contes qui nous ont vu grandir et qui nous accompagnent depuis notre enfance. Un mélange de tradition et d’innovation (et de nostalgie de l’enfance, pour être honnête) qui arrive à Séville à certaines dates avec le « Ballet des lumières ». Vous connaissez peut-être déjà la fin, mais vous ne l’avez jamais vue ainsi. Ne vous inquiétez pas si vous avez le hoquet pendant le spectacle, car vous êtes sûr de vous en débarrasser lorsque vous verrez le premier plié.
